En méditant la passion de Jésus dans l’évangile de saint Jean, nous sommes remués intérieurement par ce témoignage de foi et d’amour qui raconte les derniers instants de la vie de Jésus : son arrestation, son procès trafiqué, sa condamnation arrangée et sa mort sur la croix.
Ce que Jésus a vécu, ce qu’il a choisi de vivre dans l’obéissance à la volonté de son Père, c’est un acte d’amour envers l’humanité et envers son Père.
On ne peut répondre adéquatement à un tel acte d’amour que par un autre acte d’amour. L’amour du Père se manifestera avec grand éclat dans la glorification du Fils, dans sa résurrection d’entre les morts.
En comparaison, la réponse d’amour de l’humanité est bien chétive. Il nous est cependant possible de manifester notre compassion, notre reconnaissance, notre amour envers Jésus qui a porté tous nos péchés, les petits comme les grands. C’est pour nous qu’il a souffert, afin de nous délivrer de l’esclavage du péché et de la mort. Puisqu’il en est ainsi, puisqu’il a voulu être élevé de terre par amour de nous, osons lever notre regard vers celui qui a été transpercé et laissons-nous attirer par celui qui veut nous faire passer des ténèbres du péché à son admirable lumière.
Osons lui manifester notre amour. Osons lui dire du plus profond de notre être « Jésus je t’aime ! » ; « Merci Seigneur ! » ; « Jésus, pardonne-moi ! » ; « Jésus, aide-moi à t’aimer mieux, à t’aimer vraiment, de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force, de tout mon esprit. » L’Amour est guérissant. « C’est par ses blessures que nous sommes guéris » et c’est en manifestant notre amour au Seigneur que nous le consolons des terribles souffrances qu’il a endurées pour nous.
« Jésus, en ce jour très saint,
où l’Église fait mémoire de ta Passion,
apprends-moi à t’aimer.
Je dépose au pied de ta Croix
ce qui ne va pas dans ma vie,
mes fardeaux,
les fardeaux de ceux qui me sont proches,
les fardeaux de ce monde
mis à genoux par l’épidémie de Covid19.
Vois ma misère, aie pitié de moi.
Accorde-moi de t’aimer.
Apprends-moi à vivre dans l’action de grâce.
Je pourrai ainsi, avec toute l’Église,
te louer, te bénir et de chanter,
aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen. »